AU SECOURS! A’ SECOUER!

VENDREDI 5 AVRIL À 18H30 LA POÉSIE DÉBORDE À LA BNF

DEBORDER CONTRE LE DECLIN
Comme disait Raoul Vaneigem (il y a 45 ans…) dans son “Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations”, il y a l’émergence, au sein du monde en déclin, d’une ère radicalment nouvelle.
Maintenant, cette émergence est devenue encore plus puissante et le déclin encore plus visible.
Nous sommes dans une époque où la consommation et la possession des biens ne servent plus pour atteindre à des status symbols à montrer, mais elles sont dévenues simplement des dépendences, comme une drogue qui perd son effet de excitation ou beatitude et reste seulement une necessité vitale, voire une galère.
Où est la poésie dans tout ça?
Paradoxelment, dans l’époque de la communication, de la liberté et vitesse d’expression, la parole va perdre de plus en plus sa puissance et ses significats.
La poésie peut (devrait?) contribuer à une sorte d’écologie de la parole, en défendant sa valeur, sa profondeur, sa magie, dans un mot sa verticalité au milieu d’une information et une communication superficielles et horizontales.
Sous cet aspect, la pensée de Guy Debord reste très actuelle, plus encore que à son époque. Finalment, au centre de son oeuvre il y a surtout la question de la qualité de la vie.
Le déclin éthique, culturel, éducatif porte toujours vers une crise irréversible dans l’économie et dans les structures d’une nation: c’est comme-ça depuis toujours, et l’Empire Roumain en est un bon exemple.
On constate que dans notre société dopée de possession et où le bien-être est lié exclusivement au pouvoir d’achat, le déclin a été aperçu seulement quand il a commencé à toucher le porte-monnaie.
La poésie est surtout un changement de perspective, voir les choses différement, d’un autre point de vue.
LA POESIE DEBORDE est le deuxième rendez-vous du projet “*Poésir – les cinq sens de l’écriture*”, un festival in progress qui s’interroge sur la force et l’application de la parole poétique et sur sa relation avec les sens et les scénarios futures et possibles.
Son titre joue avec le nom de celui qui a dit “pour savoir écrire il faut avoir lu, pour savoir lire il faut savoir vivre”. Sur scène se sccèdent six poètes très différentes entre eux par leurs styles, langues et experiences, mais unis par le même fil rouge de la résistence à ce déclin.

L’entrée est libre.

La poésie déborde

  • Conception: Claudio Pozzani
  • Avec Bas Böttcher (Allemagne), Ma Desheng (Chine), Alice Machado (France/Portugal), Chiara Mulas (Italie), Serge Pey (France), Claudio Pozzani (Italie) et Jacques Rebotier (France).
  • Images Francesco Arena
  • Organisé par Association Poésir en collaboration avec la BnF et le Festival International de Poésie de Gênes

tags: side, home, 2013
show comments

commenti

Go to the channel AVRIL 2013

La poésie déborde AU SECOURS! A’ SECOUER! VENDREDI 5 AVRIL À 18H30 LA POÉSIE DÉBORDE À LA BNF DEBORDER CONTRE LE...